Pourquoi le Big Data ? Le pacte national anti gaspillage lancé en 2013 prévoit de réduire de 50% le taux de gaspillage alimentaire en France à l’horizon 2025. En effet, il est navrant de savoir que près de 10 millions de tonnes de nourriture se perdent chaque année, des pertes inimaginables enregistrées lors des différentes étapes de la chaîne de production alimentaire.  

Le Big Data pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Grâce au Big Data, l’opération « Distributeurs Témoins » initiée par L’Ademe en mai 2016 a permis de réduire de 22%, le gaspillage alimentaire dans 10 des magasins des 5 enseignes de supermarché bien connues telles que : Auchan, Carrefour, E. Leclerc, Intermarché et Système U.

Un processus bien pensé

Le gaspillage en restauration collective et ménagère ayant  déjà fait l’objet d’un examen, il était grand temps de se pencher sur celui de la distribution, responsable de plus de 2 millions de tonnes de pertes alimentaires. Dans un premier temps, il a fallu procéder à une évaluation du coût complet de leurs pertes et gaspillages alimentaires ainsi qu’en déterminer les causes. Par la suite, les magasins concernés ont mis en place des actions correctives suivies d’une durée de 3 mois.

Big Data : pour évaluer le gaspillage alimentaire

La méthode classique de l’audit sur site associée à l’exportation des big data a été la particularité majeure de cette opération « distributeurs témoins ». Un groupement de bureaux d’étude mandatés ont quant à eux, spécifiquement développé, consolidé et analysé la base de données de l’enquête en se basant sur les documents fournis en amont par les enseignes pour un traitement subtil des équivalences en matière de catégorie, de poids et de quantité. Les données sur les frais de personnels ont permis le calcul complet du gaspillage alimentaire.

50 millions de données analysées

Grâce à leur code-barres, des milliers de produits ont pu être repérés et analysés dans un gigantesque flux entrant et sortant constituant plus de 50 millions de données traitées, transmises par les magasins sous des formats hétérogènes. Le résultat ainsi obtenu est remarquable et constitue très certainement, une première mondiale dans le domaine de la lutte contre le gaspillage.

Des résultats très variables

Il faut savoir que le niveau de gaspillage alimentaire varie d’un magasin à un autre. En effet, plus les volumes de vente et le flux de clientèle sont importants, moins le taux des pertes grimpent. La stabilité des équipes au sein du magasin est également un élément capital où jouent la saisonnalité des produits  et le lieu d’implantation du magasin que ce soit en milieu rural ou touristique. Bien évidemment, les natures des produits perdus varient d’un magasin à un autre dont d’importantes pertes enregistrées sur les fruits et légumes ainsi qu’au rayon traiteur.

Big Data : 22% de gaspillage en moins dans les supermarchés